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Stéphane (116)

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Par Stéphane, 1 Mai 12, 10:59

Section Politique | 0 commentaire

L'image des albertains très largement répandu au Québec est celle de cowboys de droite, au grand conservatisme moral et religieux, peu préoccupé par l'environnement, l'équité social, les faits scientifiques mais davantage par leurs fusils, la monarchie, l'argent de l'exploitation du pétrole sans trop se soucier de l'environnement, de plus en plus fermé sur eux même. Tout en se doutant qu'il s'agit là de grossières caricatures, l'image que l'on se fait de l'albertain moyen rejoint en grosse partie ces clichés.
Je crois que cette vision vient beaucoup du fait que l'on fait spontanément, mais injustement, l'adéquation entre le gouvernement Harper et les albertains. Comme une grande partie des albertains (67%) ont voté pour Harper, on assume que les valeurs et la perception tordue que l'on a de Harper représente forcément tous ces albertains qui ont voté pour lui. Mais cette équivalence est sans doute moins évidente qu'elle n'en a l'air.

Harper a de toute évidence une très bonne base conservatrice en Alberta qui partage toutes ces idées qui nous paraissent beaucoup trop à droite, conservatrices et, sans doute, qui ne les trouvent pas suffisamment à droite, conservatrices. Donc cette base a forcément voté pour Harper, en plus des conservateurs plus modérés et même des progressistes, plus loin de ces valeurs mais qui s'identifiaient en l'un des leurs, enfin. Ils n'a pas dû y avoir beaucoup d'hésitations entre un pur représentant de l'est (Ignatief), encore, et un vrai représentant de l'ouest, un albertain en plus (né en Ontario mais éduqué en Alberta et définitivement de culture albertaine). Même s'il ne partageaient pas nécessairement tout le conservatisme de Harper, l'attraction d'un premier ministre albertain rendait la réponse évidente. On vote pour l'Alberta, pour l'ouest. C'est à notre tour. Et ça, c'est sans compter tous les albertains qui ont voté pour le partie Libéral, le NPD, le partie vert... Définitivement dans le groupe des progressistes.

La récente élection en Alberta a mis en lumière les limites de la tendance à droite des albertains et la mobilisation des albertains plus modérés pour freiner cette tendance à droite et éviter les extrêmes, alors représenté par le partie Wildrose de Danielle Smith. Alors que les progressistes de la province évitaient le partie Progressiste Conservateur jugé beaucoup trop conservateur, à droite, lors des élections précédentes, celui-ci paraissait beaucoup plus modéré et progressiste en comparaison avec le Wildrose, beaucoup plus loin à droite. Des membres de ce partie ont d'ailleurs fait des déclarations controversés au cours de la campagne, teintées de racisme, de conservatisme moral et religieux. Alors que l'image que nous avons des albertains pourrait nous laisser croire que ce conservatisme aurait pu plaire à l'albertain moyen, en fait, ce conservatisme semble plutôt avoir fait fuir un certain nombre d'albertains qui se sont replié sur le Partie Conservateur, au pouvoir depuis 41 ans. Comparativement à Danielle Smith du Wildrose, Mme Redford, du PC, paraissait beaucoup plus modéré.

Mme Redford a fait campagne sur l'ouverture de l'Alberta au monde; Mme Smith a ressorti la théorie du «mur coupe-feu» pour isoler l'Alberta.

Mme Redford croit aux changements climatiques; Mme Smith doute encore des preuves scientifiques.

Mme Redford veut investir des milliards dans le développement de technologies vertes; Mme Smith voulait annuler ces programmes une fois élue.

Mme Redford veut tendre la main aux provinces; Mme Smith se plaint de payer trop en péréquation.

Mme Redford a promis de protéger les services publics; Mme Smith voulait ouvrir la porte au privé en santé.

Les sondages donnaient pourtant le Wildrose de Danielle Smith gagnant, une potentielle victoire historique après 41 ans de règnes du PC. En fait, ce n'aurait pas été une grande surprise, même une suite logique des choses, après l'élection majoritaire des conservateurs fédéraux et leur virage loin à droite, leur conservatisme moral et religieux, pas officiel mais latent, exprimé par plusieurs membres de ce parti.

Mais le mouvement progressiste et les conservateurs modérés n'ont pas permis la réalisation de cette prédiction des sondages. Les sondages se sont d'ailleurs largement trompé sur cette prédiction. Ces mouvements progressifs et modérés se sont donc concertés pour éviter le virage encore plus à droite proposé du Wildrose. Ils ne pouvaient pas accepter ces positions extrêmes et ont fait la promotion du vote stratégique : voter pour tous les candidats qui avaient le plus de chance de défaire le candidat du Wildrose, même si ça voulait dire de voter pour le PC, encore trop conservateur et à droite pour certains progressistes, mais un moindre mal comparé au Wildrose. Et ça a marché ! Le PC a été reporté au pouvoir, avec une bonne majorité. Il reste donc un mouvement progressiste en Alberta qui sourcille probablement aussi à la vue de plusieurs idées du partie de Stephen Harper et qui continuent à croire à une direction plus progressiste pour le Canada, plus au centre, moins conservateur. Pour eux aussi, pas question de toucher au droit à l'avortement, attention à l'environnement, équité social, se baser sur la science pour prendre des décisions sur l'environnement, laisser la religion en dehors de la politique... Bref, des albertains qui ont plus de points en communs avec les idées québecoises que les caricatures que l'on s'en fait pourraient laisser croire.

***

Une organisation progressive d'Alberta : Change Alberta

Une vidéo produite par ChangeAlberta.ca pour encourager les électeurs à voter stratégiquement, même si ça signifie voter pour le Partie Conservateur.



Par Stéphane, 13 Mai 12, 10:44

Section Science | 1 commentaire

Finalement, une vidéo qui démontre très clairement (...) que la terre ne tourne pas sur elle même mais est plutôt immobile... Des preuves irréfutables, un grand moment de science ! "Watch and learn" comme ils disent !




En fait, ma fascination pour cette vidéo vient du fait qu'elle démontre jusqu'où peut mener l'ignorance. Elle démontre la perception de la science qu'a son auteur. Qu'il n'y a qu'un pas entre une observation qui ne correspond pas à nos connaissances limitées et postuler n'importe laquelle hypothèse, aussi débile soit elle.
On a pas plus besoin de faire la démonstration de la rotation de la terre, tellement on peut observer cette rotation de de tous les angles, de centaines de façons, qu'elle est prévisible au millième de seconde près, qu'on peut en calculer la vitesse pour lancer des satellites géostationnaires, ... qu'on doit démontrer qu'un avion puisse voler malgré son poids, que la gravité attire les objets vers le sol, que l'ADN code les protéines qui forment les êtres vivants, que la terre tourne autour du soleil...
Pourtant, il s'en trouve un pour être assez convaincu de ses conclusions, ou être assez déconnecté de la connaissance scientifique pour postuler et penser que la terre est stationnaire.
Qu'il ne s'agisse que d'une vidéo, d'un illuminé, d'un déconnecté ? Peut-être. Elle est toutefois une très bonne illustration de ce à quoi peut mener un profond manque d'éducation. S'il ne s'agit que de cette personne, c'est plutôt anecdotique, sans grande conséquence, plutôt rigolo, non ?
Mais le problème, c'est que cette ignorance s'applique à d'autres domaines également. Par exemple, au Canada, plus de 20% des gens croient que la terre a moins de 10000 ans et que l'homme et tous les êtres vivants ont été crées d'un coup et donc que la théorie de l'évolution est fausse, malgré qu'il s'agisse d'un fait aussi bien établie que la rotation de la terre autour du soleil. Aux États-Unis c'est plus de 40% qui croient en la génération spontanée, au créationnisme !
Comment est-il possible que cette ignorance soit encore si répandu en 2012 ? Qu'on puisse croire en de telles débilités et complètement ignorer le nombre impressionnant d'évidences ? Que si on a pas la capacité de comprendre toutes les évidences, qu'on ne s'en remettent pas à ce que conclu la meilleure méthode qui a été développé pour comprendre l'univers dans lequel on vit, la science mais qu'on préfère s'en remettre à des textes chargées de magie et de superstitions écrits à l'âge de bronze ?
Heureusement, ici, ces ignorants n'ont pas tentés de falsifier l'enseignement des sciences en forçant de mentionner le créationnisme comme ça se passe aux États-Unis. Pas encore du moins. Mais il est par contre totalement inacceptable que Stephen Harper ait nommé comme ministre des sciences et technologies quelqu'un qui ignore un des fondements de la biologie, l'évolution. Gary Goodyear a en effet refusé de confirmer qu'il croyait que les espèces originaient d'ancêtres communs comme décrit dans la théorie de l'évolution. Il a refusé justifiant qu'il n'avait pas à dévoiler ses convictions religieuses. Mais il est là le problème : L'évolution n'a rien à voir avec une conviction religieuse mais avec un fait scientifique établie. Il ne s'agit pas de croire en l'évolution tant les preuves sont irréfutables mais d'un aveuglement volontaire de l'état des choses. Aussi débile, à mon sens, que de décider de croire que la terre ne tourne pas sur elle-même. C'est rigolo quand un "champion du monde" fait une vidéo pour tenter de démontrer ses illusions, c'est tragique quand on essais d'imposer ces hérésies par des enseignements au lieu d'enseigner le meilleur de la connaissance scientifique ou quand on nomme un ignorant de la science comme ministre de la science. Faut qu'il soit profondément ignorant lui même, ce premier ministre, pour ne pas voir cette incohérence.

Par Stéphane, 31 Mai 12, 13:48

Section Environnement | 0 commentaire

Harper continue sa croisade pour éliminer toute barrière ou nuisance pour mener à bien son idée de développement économique basée sur l'exploitation polluante des ressources naturelles, notamment des sables bituminueux. Dans son dernier budget (C-38), le gouvernement Harper à entre autre inclut une mesure visant à réduire le temps des études environnementales. Il a de plus muselé Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE) et menace les groupes environnementaux d'imposer des sanctions si la promotion de l'environnement dérange le premier ministre en la qualifiant « d'activité politique ». Après avoir baillonné les scientifiques, plus particulièrement ceux qui mènent des études liés à l'environnement, il veut faire la même chose avec ceux qui veulent prévenir la population contre des menaces à l'environnement.

Sans indices de mesure, sans données scientifiques ni critiques pouvant s'exprimer en toute confiance, le programme de Harper avance à fond de train vers l'expansion massive de l'exploitation des combustibles fossiles. »

Environnement Canada, Parcs Canada, Pêches et Océans Canada, l'ACDI et Radio-Canada/CBC subissent tous des réductions de budget (6 %, 4 %, 4 %, 9 % et 10 %respectivement).  Entre-temps, l'argent coule à flots pour aider à construire des pipelines, à financer les règlements relatifs au trafic pétrolier de l'industrie, à augmenter l'activité d'exploration minière de second rang (historiquement les activités les plus dommageables pour l'environnement de l'industrie minière), à faire la promotion de la prospection sismique et à développer l'exploitation pétrolière et gazière en haute mer. Le golfe du Saint-Laurent est vulnérable et constitue la cible d'un développement rapide, même si le ministre de l'Environnement Peter Kent s'est engagé à réaliser un examen des effets environnementaux à l'échelle du golfe, examen qui n'a pas encore été annoncé.

Source : greenparty.ca

Il n’y a aucune justification défendable pour cette attaque contre la loi et la politique environnementale du Canada. C-38 consacre le tiers de ses 400 pages à « démanteler les lois environnementales canadiennes : cela représente un tournant massif sur une déréglementation des secteurs énergétique et des ressources naturelles canadiennes ».

Regroupement de 105 juristes canadiens
Source : Le Devoir

Ces coupes annoncées dans son dernier budget entrainent, entre autre, la fermeture du laboratoire de l'institut Maurice-Lamontagne spécialisé en sciences de la mer. Cette équipe de scientifiques effectue des recherches sur l'impact des contaminants tels que le pétrole, le gaz et les pesticides sur les écosystèmes aquatiques, sur le milieu marin, notamment dans le Saint-Laurent. Les chercheurs, par exemple, se sont aperçus que le béluga présentait des problèmes de cancer et de fertilité. Donc le laboratoire était un témoin de ce qui se passait dans le Saint-Laurent. Ces coupures sont visiblement idéologique et libère la voie pour une exploitation des ressources naturelles, sans égards à l'environnement. Harper a d'ailleurs clairement indiqué que plutôt que permettre la diversité d'opinions nécessaire au bon fonctionnement d'une saine démocratie, il va plutôt couper les vivres aux organismes qui ne sont pas d'accord avec ses visions en déclarant : "Si nous dépensons sur des organisations qui font des choses contraires à la politique du gouvernement, je crois que c'est un usage inapproprié des fonds publics et nous chercherons à l'éliminer"

C'est comme si on ne voulait plus savoir si le pétrole, le gaz ou d'autres contaminants ont un impact sur le milieu marin. C'est comme si pour le gouvernement conservateur, s'il y a quelque chose qui ne les intéresse pas, alors on sabre dedans en se disant que ce qu'on ne sait pas ne nous fait pas de mal

Benoît Thibault, Alliance de la fonction publique du Canada, section Québec

Il faut mentionner que ces compressions impliquent également le transfert de 165 postes d'un peu partout au Canada, dont 23 du Québec vers le compté du ministre des Pêches et Océans, Keith Ashfield, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

En Ontario, Pêches et Océans Canada annonce la fermeture de l'Experimental Lakes Area. C'est là où on a compris pour la première fois le processus de vieillissement des lacs, qui peut provoquer l'éclosion d'algues bleues. Unique au monde, ce vaste laboratoire en plein air composé de 58 lacs avait été fondé par le réputé biologiste David Schindler. Ce dernier est devenu depuis professeur à l'Université d'Alberta et l'un des plus grands pourfendeurs de l'industrie des sables bitumineux.

Pas un hasard

Le démantèlement du laboratoire de l'IML à Rimouski n'est pas un hasard, affirme la biologiste Lyne Morissette, coresponsable de la chaire UNESCO en analyse intégrée des systèmes marins à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Elle accuse le premier ministre Stephen Harper de cibler les voix discordantes et les informations défavorables à l'industrie des hydrocarbures.

«Ce laboratoire est un des joyaux de la recherche scientifique en sciences de la mer au Canada, dit-elle. Il fournissait des informations scientifiques qui étaient cruciales, mais qui ne faisaient probablement pas l'affaire du gouvernement, parce que ce sont des gens qui ont beaucoup travaillé sur l'impact des hydrocarbures.»

«Ce n'est pas un hasard que ces gens-là soient touchés, ajoute Mme Morissette. Les scientifiques sont muselés et on ne veut pas entendre ce qu'ils ont à dire. On se rend compte que lorsque ça ne fait pas l'affaire de Harper, il coupe stratégiquement ceux qui lui nuisent.»

...

«C'est la toile d'araignée qui se tisse pour faciliter l'exploitation des hydrocarbures dans le Golfe et ailleurs, dit Sylvain Archambault, de la Coalition Saint-Laurent. Ces gens étudient l'impact des hydrocarbures sur les organismes marins. Et d'un autre côté, on réforme la Loi sur les pêches pour ne plus étudier que les espèces commerciales.»

La Presse a appelé le bureau du ministre fédéral de Pêches et Océans, Keith Ashfield, afin d'avoir des explications sur le choix des cibles des coupes, mais c'est l'équipe de fonctionnaires du Ministère qui a été appelée à donner les réponses. Elle n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi ces deux laboratoires ont été visés.

Une perte pour la science mondiale

La fermeture de l'Experimental Lakes Area (ELA), dans l'ouest de l'Ontario, serait une perte pour la science mondiale. «C'est une très mauvaise décision qui va sérieusement affecter la capacité du Canada et du monde entier à détecter, comprendre et mitiger les pressions qui ont un impact sur l'environnement et notre qualité de vie», a affirmé dans un communiqué James Elser, professeur à l'Arizona State University, qui a réalisé des études à ELA ainsi dans plusieurs autres régions des Amériques. «Il y a très peu d'endroits dans le monde où un scientifique de l'environnement peut manipuler un lac entier tout en ayant accès à des installations analytiques sophistiquées et à un hébergement correct, affirme M. Elser, en entrevue avec La Presse. C'est totalement unique au monde d'avoir ces trois forces réunies au même endroit.»

Source : Cyerpresse



 



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